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Le manuel de Meneaufile

Meneaufile est un gestionnaire de fichiers à deux panneaux : on travaille d’un dossier vers un autre, les deux sous les yeux, au clavier autant qu’à la souris.

Deux panneaux, la barre des boutons au-dessus de chaque liste, le fil d’Ariane en haut de chacune.
Deux panneaux, la barre des boutons au-dessus de chaque liste, le fil d’Ariane en haut de chacune.

Ce qu’il apporte

Cela tient en une phrase : ce qui n’est pas un fichier se parcourt comme un dossier. Un serveur FTP, une archive, un coffre de mots de passe, une base de données, la liste des processus, l’histoire d’un dépôt Git : tout cela s’ouvre dans un panneau, avec les mêmes touches, la même sélection, le même fil d’Ariane. Il n’y a rien de nouveau à apprendre pour chaque source.

Ce qu’il n’est pas : un client RDP, un client SSH, un navigateur, un éditeur. Ces outils-là sont ceux du système ; Meneaufile les a sous la main, rangés, et sait lequel répond avant qu’on clique.

Les gestes de tous les jours

ToucheCe qu’elle fait
F3 Voir — texte, images, PDF, Office, vidéo, son
F6 Copier vers l’autre panneau
F8 Comparer deux fichiers ligne à ligne
F9 Compresser la sélection
F10 Sauvegarder — mettre un dossier à l’image de l’autre
F11 Synchroniser — faire suivre les deux

Par où commencer

Les plateformes

Windows, Linux et Android. Ce qui n’a pas de sens sur une plateforme ne s’y montre pas : le module SAF n’existe que sur Android, le voisinage réseau que sous Windows, les services que là où la plateforme en a.

Les panneaux

Onze dispositions, de un à neuf panneaux : une seule vue, deux côte à côte ou l’une sur l’autre, trois, quatre, cinq, six, neuf.

Les dispositions

Leurs touches suivent l’ordre de la liste — Alt+1 à Alt+9, puis Alt+0 et Alt+. — et non le nombre de panneaux : la quatrième disposition en porte trois.

Chaque panneau porte son numéro au bas de sa liste : c’est là qu’on pense à la disposition, et un clic droit dessus les montre toutes, avec leur touche.

Le menu des onze dispositions, ouvert au clic droit sur le numéro d’un panneau : de « 1 panneau » à « 9 panneaux (grille 3×3) », chacune avec son raccourci.
Les onze dispositions et leurs touches, au numéro du panneau.

Entre deux panneaux, le meneau : la fine barre qui les sépare, comme celle qui partage une fenêtre — et qui donne son nom à Meneaufile. On le tire pour régler leurs largeurs ; chaque disposition retient les siennes, et le clic droit sur un meneau rétablit les parts égales.

Tab passe au panneau suivant. Le panneau ACTIF porte un liseré : c’est lui que les touches visent, et lui qui sert de source à une copie. Ctrl+U échange les dossiers de deux panneaux.

Se déplacer

Chaque panneau retient le dernier dossier visité PAR LECTEUR : cliquer le bouton d’un disque y retourne tout droit, et sa racine reste à un clic droit.

La console

À droite du champ de commande, la fenêtre de console ouvre un terminal dans le dossier du panneau. Dans un serveur SFTP — ou une fiche SSH qu’on parcourt —, elle ouvre une session SSH sur le serveur, placée dans le dossier qu’on regarde.

Son clic droit montre les terminaux du poste : cmd, PowerShell, Windows Terminal, Git Bash ou WSL sous Windows, ceux de l’environnement de bureau sous Linux. Celui qu’on choisit s’ouvre aussitôt, et c’est lui que le clic ouvrira ensuite.

Ce que le bas de la liste dit

Le décompte des lignes tant que rien n’est choisi, la taille de la sélection dès qu’il y en a une, et la place libre du volume affiché. Pendant une recherche ou une mesure, c’est là que le parcours dit où il en est.

Le curseur et la sélection

Le curseur est l’encadré ; la sélection est ce qui est teinté. Les deux sont distincts : on promène le curseur sans rien perdre de ce qui est choisi.

Choisir

ToucheEffet
Ctrl+ATout sélectionner
Ctrl+Maj+ANe plus rien sélectionner
*Inverser la sélection
+Ajouter tout ce qui porte la même extension
Maj+F2Ce que les deux panneaux ont en commun
Ctrl+Maj+CCopier le chemin
Ctrl+Maj+NCopier le nom

Et le lasso à la souris, avec Ctrl ou Maj au clic, comme partout.

Mesurer

Espace mesure un dossier — sa taille s’écrit dans sa colonne — sans le sélectionner. C’est le geste qu’on répète en descendant une arborescence pour savoir ce qui pèse ; l’occupation du disque le fait en une fois, et en image.

Ce qui est caché

Ctrl+H montre ou cache les fichiers cachés. Le réglage tient par panneau, et se retient d’une session à l’autre.

Copier, déplacer, effacer

Les gestes partent du panneau actif VERS l’autre, comme dans tous les explorateurs à deux panneaux. Quand plus de deux panneaux sont ouverts, Meneaufile demande lequel est la cible.

Copier et déplacer

F6 copie, Ctrl+F6 déplace. Un récapitulatif dit quoi va où avant de commencer, et une boîte de progression suit le travail — on peut l’arrêter. Un second geste pendant ce temps n’est pas refusé : il rejoint la file d’attente et part à son tour.

Devant un fichier déjà là, la question se pose une fois et la réponse peut valoir pour la suite : remplacer, ne remplacer que si la cible est plus ancienne, passer, ou renommer automatiquement. « Plus ancienne » est la façon habituelle de rafraîchir un dossier sans écraser un travail plus frais ; sans date des deux côtés, la cible est gardée, parce que c’est le choix qui ne perd rien.

Éjecter la clé à la fin

Quand la destination est un support amovible — une clé USB, une carte —, le récapitulatif porte une case : éjecter le support une fois la copie posée. Elle ne paraît que là, parce que la question ne se pose que là, et son état se retient d’une copie à l’autre.

Une copie finie n’est pas une copie posée : le système garde des pages en attente, et retirer la clé à cet instant perd ce qui restait en route. L’éjection les vide et démonte le volume — c’est elle qui dit qu’on peut débrancher. Un fichier encore ouvert la fait refuser, et Meneaufile le dit plutôt que de laisser croire. Là où le système le permet : Android ne laisse pas une application démonter un volume, et la case n’y paraît pas.

Renommer

F2 renomme sur la ligne — le nom se lit parmi ses voisins, ce qui est exactement ce qu’on regarde pour le choisir.

Ctrl+M renomme tout un lot d’un seul masque, avec un aperçu de ce que chaque nom deviendra avant de valider.

Créer

Inser crée un fichier, Maj+Inser un dossier. Dans un module, la même touche crée ce que le module contient : une connexion, une machine, une fiche de mot de passe.

Effacer

Suppr envoie à la corbeille ; Maj+Suppr efface pour de bon, et le dit avant. Sur un serveur ou dans une base, il n’y a pas de corbeille : la suppression y est toujours définitive, et la boîte le rappelle.

Défaire

Ctrl+Z défait un renommage, ou un lot envoyé à la corbeille. Un effacement définitif ne se défait pas — c’est pour cela qu’il se confirme.

Quand les droits manquent

Un refus de droits n’est pas une fin. Quand une suppression ou un renommage échoue faute de droits, Meneaufile propose de recommencer avec les droits d’administrateur. Le système montre alors sa fenêtre de consentement, que l’on reste libre de refuser — et une suppression élevée ne passe pas par la corbeille. Les deux sont dits avant.

Le journal

Ce qui a touché aux fichiers est retenu : ce qui est parti où, sous quel nom, et ce qui a échoué. On le lit sans quitter l’application.

La file d’attente

Chaque action longue — copier, déplacer, effacer, compresser, extraire, synchroniser, exporter une base — se met dans une file : une seule tourne à la fois, les suivantes attendent leur tour. Un réglage les fait partir toutes ensemble. On continue à travailler pendant ce temps.

Une tâche à la fois, ou toutes ensemble

D’origine, la file joue les tâches dans l’ordre d’arrivée, une seule à la fois. Deux tâches qui se partagent le même support avancent chacune moins vite qu’une seule, et le compte rendu se lit dans l’ordre : on sait ce qui a été fait, et quand.

Tout en même temps se demande dans les réglages, section « Outils ». Chaque tâche part alors dès qu’elle arrive, sans attendre les autres. C’est ce qu’on veut quand elles ne se disputent rien — un envoi vers un serveur pendant qu’on décompresse, deux transferts sur deux supports différents. Le réglage vaut pour ce qui suit : le changer pendant qu’une tâche tourne n’arrête rien.

Lancer un geste pendant qu’une tâche tourne n’est jamais refusé : une vignette s’envole vers le bouton de la file, en haut de la fenêtre. Le geste a été pris, il attend son tour, et c’est là qu’il se suit.

Le bouton de la file

Dans la barre de titre, il n’existe que tant qu’il y a du travail ; plus rien à lire, il disparaît. Il porte l’avancement de la tâche en cours — un anneau, qui tourne à vide tant que rien n’a encore avancé — et, en pastille, le nombre de tâches qui restent. Un clic ouvre la liste.

Le coin droit de la barre de titre pendant que la file travaille : l’anneau d’avancement et la pastille du nombre de tâches, à gauche du cadenas.
Le coin des boutons pendant que la file travaille : l’anneau d’avancement et le nombre de tâches, à gauche du cadenas.
La liste de la file : une copie en cours avec son avancement, deux tâches qui attendent leur tour, une terminée avec sa durée.
Une ligne par action : ce qu’elle fait, où elle en est, ses gestes. Une tâche achevée reste, avec sa durée et son heure.

Une ligne par action : ce qu’elle fait, où elle en est — « En cours » et le temps écoulé, « En attente », « En pause », « Terminé en 12 s — le 11/09 à 14:02 » — et ses gestes, qui agissent sans refermer la liste :

La boîte de progression

La première tâche ouvre sa boîte : le fichier en cours, l’avancement, le temps écoulé, le débit, ce qu’il reste. Pause la suspend, Arrière-plan la range dans le bouton de la file — la vignette s’y envole —, Annuler l’arrête. Une tâche qui a attendu son tour ne fait pas surgir sa boîte quand il arrive : on travaillait ailleurs pendant ce temps. La file la ramène d’elle-même quand la tâche a une question à poser — un fichier déjà là ne se remplace pas sans réponse.

La même demande deux fois

Une suppression partie en file sans rien montrer, et la touche pressée trois fois : la seconde demande ne fait pas une seconde tâche. Meneaufile le dit — « Tâche déjà en attente » — plutôt que de tout faire deux fois, surtout pour ce qui détruit.

Ce qui ne prend pas de tour

Une comparaison de dossiers ne fait que lire : elle ne prend pas le tour d’une copie et tourne à côté. Envoyée en arrière-plan, elle figure quand même dans la liste — sans cela son résultat surgissait des minutes plus tard, et l’on croyait à un blocage.

Fermer pendant qu’une tâche tourne

La fenêtre le demande avant : « Des tâches n’ont pas fini ». Fermer les interrompt, et ce qu’elles écrivaient reste à moitié écrit. La file ne reprend pas au démarrage suivant, et c’est voulu : rejouer une copie interrompue au milieu d’un fichier demande de savoir où elle en était — ce que le disque ne dit pas —, et rejouer une suppression détruirait ce qu’on vient peut-être de restaurer. Chaque tâche laisse en revanche sa ligne au journal, avec son issue : c’est le lendemain qu’on demande ce qui s’est passé.

Les colonnes

On tire le bord d’un en-tête pour changer une largeur, et on range les colonnes dans « Choisir les colonnes ». Un clic sur l’en-tête trie ; un deuxième renverse.

Ce que le tri fait des dossiers

Les dossiers se groupent en tête, et restent entre eux dans l’ordre alphabétique croissant — quelle que soit la colonne et quel que soit le sens. Leur taille est inconnue tant qu’on ne l’a pas calculée et leur date dit peu, alors que le nom est ce par quoi on les cherche.

Le réglage « Les dossiers suivent le tri » (Paramètres → Liste) les fait obéir à la colonne comme les fichiers : c’est ce qu’on veut après avoir cliqué Date justement pour voir ses dossiers récents en tête.

Une fiche n’est pas un dossier, même si elle s’ouvre comme tel. Dans les listes de NET, de BDD et de MAIL, une connexion se parcourt comme un dossier — son chemin est celui, bien réel, de son dossier de départ chez le serveur —, mais elle se trie avec les fichiers : c’est une cible, pas un rangement. Seuls les dossiers de classement, ceux qu’on s’est faits pour ranger ses fiches, tiennent la tête.

Leur ordre

Le clic droit sur un en-tête ouvre Choisir les colonnes : chaque ligne s’y coche pour paraître ou disparaître, et se glisse pour changer son rang. Toute la ligne s’attrape — il n’y a pas de poignée à viser.

La colonne du nom reste en tête : c’est elle qui porte l’icône et la sélection.

Sauf dans une table : là, les colonnes viennent de la requête, et leur ordre est celui du SELECT. Les ranger à la main ferait un réglage que la requête suivante effacerait. Les listes fixes d’une base — les connexions, les tables — se rangent comme partout ailleurs.

Un réglage qui peut ne valoir que pour ce dossier

Un dossier de photos n’a pas besoin des mêmes colonnes qu’un dossier de code. La boîte le demande quand on ferme le réglage : pour CE dossier seulement, pour toutes les listes qui ont les mêmes colonnes, ou pour tous les dossiers.

Chaque source a les siennes

Un serveur montre l’adresse et le protocole, une machine son état, une table ses champs, un processus sa mémoire, un service son type de démarrage. C’est la source qui les déclare, et la liste s’y plie sans rien savoir d’elles.

Dans une base, F12 bascule entre les données d’une table et sa structure : deux jeux de colonnes pour la même ligne de la liste.

La taille du texte

Le réglage Taille du texte des listes change la densité : les lignes et les icônes suivent. C’est le réglage à toucher sur un écran très défini, avant tout autre.

La barre des boutons

Au-dessus de chaque liste, trois groupes de boutons, de gauche à droite : les lecteurs, les modules, les accès rapides.

Les lecteurs

Leur bouton porte un camembert de ce qui est occupé ; le survol donne les chiffres, et les relit à ce moment-là. Le clic droit mène à la racine, au dernier dossier visité sur ce lecteur, à l’autre panneau — et porte « Propriétés », celles du système.

Un lecteur qui ne répond plus passe au rouge : c’est un état à corriger, pas une nature de lecteur.

La barre des lecteurs : le disque système, un disque de travail, une clé USB et un lecteur réseau ; le survol du premier ouvre son camembert et ses chiffres.
Un bouton par lecteur, son icône disant sa nature — disque, clé USB, réseau. Le survol ouvre le camembert de ce qui est occupé, et les chiffres.

Les modules

Un bouton par source, avec son sigle et sa teinte. Voir Les modules.

Les accès rapides

Les dossiers personnels — bureau, documents, images, téléchargements — et les favoris qu’on s’est faits. Chacun garde sa teinte, la même que dans la liste.

Les poignées

Entre les groupes, des poignées : on les tire pour découvrir des boutons un à un, on les pousse pour les replier derrière leur icône. Ce qui est replié reste atteignable — l’icône du groupe ouvre un tiroir qui les liste, avec « Modifier… » au bout pour régler l’ordre et ce qu’on montre.

La barre de titre

Le coin droit de la barre de titre pendant que la file travaille : l’anneau d’avancement et la pastille du nombre de tâches, à gauche du cadenas.
Le coin des boutons pendant que la file travaille : l’anneau d’avancement et le nombre de tâches, à gauche du cadenas.

Chercher

Le champ de la barre de titre cherche dans le dossier affiché et ses sous-dossiers. Le bouton à sa droite ouvre les options — c’est là que la recherche devient précise.

Deux champs, un seul texte

La recherche s’écrit à deux endroits, et c’est le même texte : celui de la barre de titre, et une barre au bas de la liste du panneau, juste au-dessus de son numéro. Ce qu’on tape dans l’un paraît dans l’autre, curseur compris — ce n’est pas une copie, c’est le même champ montré deux fois.

Pourquoi celui du bas. Le champ de la barre de titre est unique et sert le panneau actif : devant une liste de résultats, on lit ce qu’on cherche à l’autre bout de la fenêtre, et rien ne dit lequel des deux panneaux le porte. La barre du bas est dans le panneau qui cherche.

Ctrl+F l’ouvre et y met le curseur, où qu’on soit — y compris depuis un autre champ, ce qui est justement d’où l’on vient : on tape un chemin, puis on cherche dedans. Elle s’ouvre aussi d’elle-même dès qu’une recherche tourne, et sa croix en sort d’un geste — c’est la sortie à la souris, là où Échap demande d’avoir le clavier dans le champ.

Les options de recherche

OptionCe qu’elle change
ContenuChaque fichier candidat est lu, pas seulement son nom : la recherche est plus lente.
Lire aussi le texte des PDFChaque PDF candidat est ouvert : plus lente encore.
Expression régulièreLe nom cherché devient un motif.
Chercher dans le nom des fichiers / des répertoiresDeux cases séparées : on peut ne viser que les dossiers, ou que les fichiers.
Chercher dans les fichiers compressésLes archives sont ouvertes en passant.
Programmes seulementLe bit d’exécution sous Linux, l’extension sous Windows.
ProfondeurTous les sous-dossiers, ou un nombre de niveaux.
Modifié entreDeux dates, l’une ou l’autre facultative.
TailleUne borne, dans l’unité qu’on veut.
Les X fichiers les plus…Gros, petits, récents ou anciens : combien en garder, selon un seul classement à la fois. Le nom cherché devient alors facultatif : c’est la façon de trouver ce qui remplit un disque, ou ce qui a bougé la veille.

Chaque option retenue s’affiche en pastille sous le champ ; on la retire d’un clic sur sa croix. « Tout effacer » les retire toutes.

Pendant la recherche

Le bas de la liste nomme le dossier en cours de parcours — un disque entier prend des dizaines de secondes — et ce qui est déjà trouvé s’affiche au fur et à mesure.

Arrêter, effacer, revenir

Ce dans quoi elle n’entre pas

Parcourir coûte parfois plus que ce qu’on cherche. Une fiche de NET ouvrirait une connexion, un compte de MAIL rapatrierait cinq cents résumés, une requête de BDD s’exécuterait : la recherche s’arrête devant, et on y entre pour y chercher.

Rien n’est caché pour autant : ces lignes-là restent comparées à la requête, et se retrouvent donc par leur nom comme par ce que leurs colonnes montrent. Les cocher force le parcours — on paie alors la connexion des seules fiches qu’on a désignées.

Un résultat s’ouvre à sa place

« Ouvrir dans l’emplacement » mène au dossier qui porte le résultat et désigne la ligne. C’est le geste qui transforme une recherche en point de départ.

Les raccourcis

Les mêmes que l’infobulle du point d’interrogation, et dans les mots de l’interface : ce sont les libellés des actions eux-mêmes.

Le survol du point d’interrogation, dans la barre de titre.
Le survol du point d’interrogation, dans la barre de titre.

Agir

F6Copier
Ctrl+F6Déplacer
F2Renommer
Ctrl+MRenommer par lot…
Ctrl+ZDéfaire
SupprSupprimer
Maj+SupprSupprimer définitivement
F9Compresser
Alt+F9Décompresser
F10Sauvegarder
F11Synchroniser
F12Données / structure d'une table

Créer

InserNouveau fichier
Maj+InserNouveau dossier

Ouvrir

EntréeOuvrir
Alt+EntréePropriétés
F3Voir — ou la fiche, sur une liste qui n’en montre pas
F4Éditer
F8Comparer par contenu

Naviguer

Retour arr.Dossier parent
← / Alt+←Précédent
→ / Alt+→Suivant
F5 / Ctrl+R / Ctrl+F2Rafraîchir
Ctrl+FChercher dans le panneau : ouvre sa barre de recherche et y met le curseur
TabPanneau suivant
Ctrl+UInverser les dossiers des panneaux
Alt+1…9, Alt+0, Alt+.Disposition
Ctrl+1…9Raccourcis de lancement

Sélectionner

Ctrl+ATout sélectionner
Ctrl+Maj+ATout désélectionner
*Inverser la sélection
+Sélectionner la même extension
Maj+F2Sélectionner ce qui est dans les autres panneaux
EspaceMesurer un dossier
Ctrl+Maj+CCopier le chemin
Ctrl+Maj+NCopier le nom
Ctrl+HAfficher/Masquer les fichiers cachés
A–ZAller au nom commençant par la lettre

Voir et éditer

F3 ouvre la visionneuse, F4 l’éditeur du système.

Le Markdown est rendu : titres, listes, tableaux. Le panneau de commandes se déplace et garde sa place.
Le Markdown est rendu : titres, listes, tableaux. Le panneau de commandes se déplace et garde sa place.

Ce qu’elle lit

Le texte, le Markdown, le HTML, les tableaux CSV, les images, les PDF, les documents Office, la vidéo et le son — et le reste en hexadécimal. Les flèches passent au fichier suivant sans la refermer : c’est ce qui fait la différence entre regarder un fichier et parcourir un dossier.

Le rendu maison n’est pas un moteur : il lit les titres, les listes, les tableaux, les liens ; il ne connait ni CSS, ni script, ni image. Pour une page qui en dépend, le bouton « navigateur » la confie à celui du système — déjà installé, et qui dit la vérité. Un document Office part de même dans son programme quand il est installé.

Le JSON et le XML se remettent en forme quand le fichier est lu en entier : une balise ou une valeur par ligne, quatre espaces par niveau. Un web.config ou une réponse d’API tiennent souvent sur une seule ligne, qu’on suivait au doigt. Ce qui ne s’analyse pas — un fichier tronqué par la fenêtre de lecture, un .json qui n’en est pas — reste tel quel : mieux vaut la source que rien. Le fichier, lui, n’est jamais réécrit : c’est une mise en forme à l’écran.

Chercher dedans

Le champ de la visionneuse cherche dans le fichier affiché, compte les occurrences et va de l’une à l’autre. Dans un PDF, c’est le texte extrait qui est cherché.

Un fichier qui change sous les yeux

Un fichier texte affiché se relit tout seul. Meneaufile le regarde toutes les deux secondes : s’il a changé, il le relit sans que la lecture bouge. Posé au BAS du fichier, en revanche, elle suit ce qui arrive — c’est un journal qu’on regarde couler.

Les bornes

La visionneuse lit soixante-quatre mébioctets d’un tenant ; au-delà elle montre une fenêtre du fichier, et deux bornes mènent au début et à la fin.

Comparer deux fichiers

F8 compare le contenu de deux fichiers, ligne à ligne. Un fichier dans chaque panneau — sinon Meneaufile le demande.

Le fichier du même nom d’abord. Quand l’autre panneau montre un fichier du même nom, c’est à lui que F8 — ou « Comparer par contenu », au clic droit — confronte le fichier, où qu’y soit le curseur. Sans homonyme, c’est le fichier désigné en face : ancien.txt contre neuf.txt.

Les deux vues

Le compteur dit l’ampleur : +12 −3. « Différence suivante » et « Différence précédente » sautent de bloc en bloc sans chercher des yeux.

Copier du texte

Le texte se sélectionne à la souris et se copie avec Ctrl+C. Côte à côte, chaque moitié a sa sélection : on copie les lignes d’un seul fichier, et Ctrl+A les prend toutes. Les numéros de ligne restent hors de la copie, et chaque ligne garde son retour à la ligne.

Le code garde ses couleurs

Un .php, un .dart, un .json se lisent ici avec les couleurs de la visionneuse — la même palette, pas une seconde : un fichier ne change pas d’apparence selon qu’on le lit ou qu’on le compare. Le diff d’un commit les porte aussi.

Ce que le nom du fichier n’annonce pas reste en texte : un .txt où // n’est pas un commentaire, un journal, un fichier sans extension.

Ligne à ligne, et non sur le fichier entier. Un comparateur montre des lignes venues de deux versions, mêlées dans l’ordre de la lecture : les enchaîner pour les colorier d’un bloc ouvrirait un commentaire sur une ligne retirée et le refermerait sur une ligne ajoutée. Conséquence visible — un /* */ de plusieurs lignes n’est teinté que sur la première.

Reporter un bloc

Le mode édition ajoute deux gestes sur chaque bloc : « Envoyer ce bloc à gauche » et « Envoyer ce bloc à droite ». On répare ainsi un fichier par l’autre, bloc par bloc, sans quitter la comparaison.

Rien n’est écrit tant qu’on n’enregistre pas : « Enregistrer à gauche », « à droite », ou « les deux ».

Ce qu’elle dit plutôt que de se taire

Deux tables se comparent aussi

Dans une base de données, F8 sur deux tables compare leurs structures : les octets n’existent pas, mais les champs, leurs types et leurs index, si. Le menu le dit — l’entrée s’appelle alors « Comparer les structures ».

Sauvegarder et synchroniser

Deux gestes pour mettre deux dossiers d’accord, et une même boîte : Comparer les deux panneaux. Elle montre ce qu’elle va faire avant de le faire.

Sauvegarder — F10

Mode miroir : un panneau fait foi. La règle est écrite dans la boîte, en toutes lettres : « J’écrase ce qui a changé, et je supprime ce qui est en trop. » À la fin, la copie est l’image de l’original — y compris pour ce qui n’aurait pas dû y être.

Celui qui fait foi est nommé — « le panneau de gauche fait foi » — et « Inverser le sens » l’échange sans quitter la boîte. C’est la première chose à vérifier : c’est le seul réglage qui décide de ce qui sera supprimé.

Synchroniser — F11

Les deux dossiers se rejoignent au lieu que l’un efface l’autre. Chaque différence porte son geste, et chaque geste se décoche :

Le résumé compte ce qui est coché : « 42 actions, dont 3 suppressions », et la portée est rappelée — « borné à ce qui est coché ».

Ce qui fait que deux fichiers sont les mêmes

Sous le mode miroir, deux cases changent la question posée à chaque paire de fichiers. Les cocher refait la confrontation : elles ne trient pas une liste, elles décident de ce qui est une différence.

La date décide du sens, jamais de la différence. Une fois deux fichiers déclarés différents, c’est le plus récent qu’on propose de garder, quelle que soit la règle. À date égale, personne ne tranche : la ligne reste sur Ne rien faire, et porte la mention contenu différent quand tout concorde sauf les octets.

Avant de commencer

Une dernière boîte annonce les chiffres et ne cache pas le pire : « 120 éléments écrits, et 3 supprimés définitivement — sans passer par la corbeille ». C’est le moment de dire non.

Ce qu’elle dit d’autre

Chaque jour, sans y penser

Planifier…, dans la même boîte, fait de cette sauvegarde une tâche du planificateur du système : réglée comme la boîte l’est, elle revient à l’heure dite, même session fermée. Voir Planifier une action.

Les archives

Une archive s’ouvre comme un dossier : on y entre, on en sort des fichiers, on y dépose les siens.

Compresser, décompresser

F9 compresse la sélection, Alt+F9 décompresse. La boîte dit ce qu’elle écrit, et la compression tourne à côté de l’interface : la fenêtre reste vivante pendant ce temps.

Plusieurs archives se décompressent d’un seul geste, sous les mêmes réponses : la destination, le sort des noms déjà pris et le mot de passe se demandent une fois et valent pour toutes. L’entrée ne s’offre que sur une sélection entièrement faite d’archives — un fichier ordinaire au milieu, et elle s’en va.

« Compresser » ne s’en va jamais d’un fichier, archive comprise. Recompresser un ZIP ne sert le plus souvent à rien, mais c’est une raison de ne pas le faire, pas de retirer le geste : un .apk ou un .jar comptent pour des archives sans que personne les voie ainsi, et on veut pouvoir les emballer comme n’importe quel fichier.

Les ZIP chiffrés

Un ZIP peut être chiffré par mot de passe. Ajouter un fichier dans un ZIP chiffré recopie les données déjà là telles quelles quand c’est possible — sans les déchiffrer ni les recompresser —, et confie le travail à 7-Zip quand il est installé : c’est plus rapide, et le résultat est celui qu’un autre outil ouvrira.

Un fichier déjà présent est remplacé sans être effacé d’abord ; un fichier identique est sauté.

Les formats

ZIP de bout en bout. Les formats que 7-Zip seul sait ouvrir ne se proposent que s’il répond : mieux vaut ne pas proposer que promettre et échouer.

L’espace occupé

Le bas de chaque panneau dit ce qui reste libre sur le volume affiché. Le bouton d’un lecteur, dans la barre, en porte le camembert.

Voir ce qui pèse

« Occupation du disque », dans le menu d’un dossier, dessine ce qui pèse : chaque zone est un sous-dossier, sa surface est sa taille, un clic y descend. C’est ce qu’on ouvre quand un disque se remplit sans qu’on sache par quoi.

La carte de l’occupation d’un dossier : chaque zone est un sous-dossier, sa surface est sa taille.
Chaque zone est un sous-dossier, sa surface est sa taille ; un clic y descend, le survol donne le détail.

Pour un dossier isolé, Espace suffit : il le mesure et écrit sa taille dans la colonne.

Après une suppression

Une suppression rend la place et le camembert le dit dès qu’on le survole — sauf par la corbeille, qui garde les octets : ils ne reviennent qu’en la vidant.

Les fichiers scellés

La liste de tout ce qu’on joint — sites, serveurs, machines, secrets — et celle des comptes de courrier sont des FICHIERS chiffrés.

Deux sortes de fichiers

Un fichier lié a SON mot de passe, qui n’est pas celui du fichier local. Chacun s’ouvre et se referme pour son compte.

Le fichier-clé

Un fichier lié peut avoir en plus un fichier-clé : une seconde serrure, que le mot de passe seul ne remplace pas. « Générer un fichier-clé… », dans le menu de sa ligne, tire soixante-quatre octets au hasard et les écrit à côté de la configuration, sous le nom du fichier — toujours là, jamais ailleurs.

Une machine neuve a besoin de sa copie : quand la clé manque, Meneaufile dit où la poser, et si un panneau la montre déjà, il propose de l’importer.

Perdre un fichier-clé ferme le fichier scellé pour de bon. C’est dit avant de le créer.

Renommer, déplacer

Un fichier scellé lié se renomme depuis sa ligne : c’est le fichier du disque qui est renommé, son extension gardée. Rien n’est copié, rien n’est déchiffré.

Les copies datées

Avant chaque écriture, Meneaufile met de côté l’état d’avant du fichier, chiffré comme lui, dans le dossier backup de la configuration — %APPDATA%\meneaufile\backup sous Windows, ~/.config/meneaufile/backup sous Linux. Il en garde les dix dernières du jour, puis la dernière de chaque jour d’avant, sur trente jours.

Pour les fiches de NET, un bouton y ramène. Dans la liste, le bouton Revenir à une version précédente… de la barre du panneau — ou la même entrée au clic droit du bouton NET, sous l’import KeePass — montre les copies par date et heure. On en choisit une, et la liste redevient ce qu’elle était. L’état qu’on quitte est mis de côté d’abord : un retour se défait comme il s’est fait. Une copie d’avant un changement du mot de passe maitre ne s’ouvre qu’avec l’ancien, et la boîte le dit.

Pour un autre fichier scellé, à la main : fermer Meneaufile, mettre le fichier abîmé de côté, puis recopier la copie voulue à sa place sous son nom — local_20260930-195717.meneaumail redevient local.meneaumail. Le même mot de passe l’ouvre.

Les douze modules

Chaque module s’ouvre dans un panneau et se parcourt comme un dossier : mêmes touches, même sélection, même fil d’Ariane, mêmes colonnes qui se tirent.

Les douze

ModuleCe qu’il ouvre
SAFDossiers autorisés — les dossiers qu’Android a laissé voir
NETRéseau — lecteurs réseau, FTP, FTPS, SFTP, WebDAV, S3
MTPAppareils connectés — téléphones et tablettes branchés en USB
GITGit — dépôts Git : changements, branches, histoire
SVNSVN — copies de travail Subversion
FLUFlutter — projets Flutter et leur chaîne d’outils
PSProcessus — les processus de la machine
SRVServices — les services de Windows
PLANTâches planifiées — le planificateur de tâches du système
REGBase de registre — le Registre de Windows, en clés et en valeurs
BDDBases de données — MySQL, MariaDB, PostgreSQL : bases, tables, lignes
MAILCourrier — boîtes IMAP et POP3, messages et pièces jointes

Le cadenas marque les modules dont les mots de passe sont scellés dans le coffre : ils ne se lisent qu’une fois celui-ci ouvert, et le cadenas de la barre de titre les nomme au survol.

Ceux qui paraissent

Un bouton ne paraît que là où il a un sens : un téléphone branché, un dépôt Git sous les yeux, une plateforme qui a des services. Le SAF n’existe que sur Android, le voisinage réseau que sous Windows, Flutter que là où la chaîne est installée.

On règle lesquels sont montrés, et dans quel ordre, par « Modifier les modules… » au bas du tiroir de leur groupe. Masquer un bouton ne démonte pas la source : un chemin tapé, un favori, un résultat de recherche continuent d’y mener. C’est un encombrement qu’on retire, pas une fonctionnalité.

Ce qu’ils ont en commun

SAF — Dossiers autorisés

Sur Android, une application ne voit que ce qu’on lui a montré. Le module SAF tient la liste des dossiers autorisés.

Autoriser un dossier

« Autoriser un dossier… » ouvre le sélecteur du système : c’est lui, et non Meneaufile, qui donne l’accès. Le dossier rejoint la liste et s’ouvre d’un clic.

Retirer une autorisation

Le menu de l’icône d’une ligne la retire. Le dossier n’est pas touché : c’est l’autorisation qui part, et il faudra la redemander pour y revenir.

Ailleurs

Sur Windows et Linux, le bouton n’existe pas : il n’y a rien à autoriser.

NET — Réseau

NET Tout ce qu’on joint, dans une seule liste : les sites où l’on a un compte, les lecteurs réseau (SMB), les serveurs FTP, FTPS, SFTP, WebDAV et S3, les machines qu’on prend en main — RDP, VNC, SSH, TeamViewer — et les secrets qui n’ont pas d’adresse.

Déclarer une fiche

Inser ouvre la boîte. Le type vient en premier, et c’est lui qui dit les champs qui suivent : un site veut une adresse, un partage un chemin \\serveur\partage, TeamViewer un identifiant, un secret rien du tout. Le reste — nom, compte, mot de passe, commentaire — est commun, parce que c’est la même chose : une cible et de quoi s’y présenter.

Chaque type porte son picto, celui-là même que la ligne montrera : un serveur pour FTP, une console pour SSH, un globe pour un site, une clé pour un secret. Quatorze lignes de texte se lisent mot à mot ; une silhouette se vise du premier coup. Le champ refermé le garde.

La boîte d’une fiche : le type commande les champs qui suivent.
La boîte d’une fiche : le type commande les champs qui suivent.
TypeCe que le double-clic faitRemarque
Site web (HTTPS)Ouvre le site, le mot de passe au presse-papiersLe type par défaut
Site web (HTTP)Le même, en clairLe site voit passer le mot de passe sur le réseau
Lecteur réseau (\\serveur\partage)Joint le partage et y entreWindows
SFTP (sur SSH)Entre dans le serveurLe port 22 par défaut
FTPS (FTP sur TLS)Entre dans le serveurChiffré
FTP (non chiffré)Entre dans le serveurMode passif coché d’office ; certains vieux serveurs exigent l’actif
WebDAV (HTTP / HTTPS)Entre dans le serveurLe même transport qu’un site, d’autres fichiers au bout
S3 (compatible)Entre dans le seauUne région à nommer
RDP — Bureau à distanceLance le client, le mot de passe au presse-papiersmstsc sous Windows, FreeRDP ou Remmina ailleurs
VNCLance le clientRealVNC, TightVNC, Remmina
SSHEntre dans ses fichiers, en SFTPssh, livré avec le système
TeamViewerRejoint le partenaireUn identifiant à neuf ou dix chiffres, et non une adresse
Secret (sans adresse)Copie le mot de passeUn code de carte, une note, un compte sans site

Une clé SSH

Les fiches SSH et SFTP ont un champ Clé privée : le chemin de la clé, ~/.ssh/srv_web. Le bouton du champ ouvre le sélecteur dans ~/.ssh, et un chemin choisi sous le dossier de l’utilisateur s’écrit avec ~ — la fiche sert ainsi sur un autre poste, sous un autre compte. La clé elle-même reste où elle est : le fichier des fiches ne la transporte pas.

Une clé protégée prend sa phrase de passe dans le mot de passe de la fiche. Une clé sans phrase de passe se passe de mot de passe ; s’il y en a un, il sert de repli quand le serveur refuse la clé.

La commande se colle telle quelle. ssh -i ~/.ssh/srv_web [email protected], collée dans l’adresse, remplit la fiche : l’hôte, l’identifiant, le port s’il y a un -p, et la clé. Collée dans la liste, elle ouvre une fiche SSH préremplie.

Une fiche SSH se parcourt. Son double-clic entre dans la même machine en SFTP, par le même compte et la même clé — sans seconde fiche à tenir. Au clic droit, Ouvrir une session SSH ouvre un terminal sur le serveur ; une fois dedans, la fenêtre de console à côté du champ de commande l’ouvre dans le dossier qu’on regarde.

SFTP lit les clés au format OpenSSH — ed25519, RSA, ECDSA. Une clé PuTTY (.ppk) se convertit d’abord avec PuTTYgen. Le fichier ~/.ssh/config n’est pas lu : la session SSH le voit quand même, puisque c’est ssh qui s’ouvre, mais pas le parcours des fichiers, qu’il parte d’une fiche SFTP ou d’une fiche SSH.

Le mot de passe

« Engendrer » en tire un ; une jauge dit sa force — de très faible à très forte —, et Meneaufile refuse de reprendre l’un des cinq derniers employés. Les codes de secours que certains sites donnent une fois pour toutes se gardent avec, un par ligne.

« Copier le mot de passe » le met dans le presse-papiers et l’en retire au bout de quelques secondes — le compte à rebours est affiché dans le message. L’identifiant et l’adresse se copient aussi, aux mêmes touches sur toutes les fiches : on ne réapprend pas trois raccourcis parce que la ligne est une machine plutôt qu’un site.

Une case dit de ne pas garder le mot de passe : il est alors demandé à chaque fois, et oublié à la fermeture. Sur un serveur de production, c’est parfois ce qu’on veut.

Se déplacer dedans

Un serveur de fichiers ouvert est un dossier : on y entre, on en sort des fichiers, on y dépose les siens, avec F6 comme partout. Une machine, un site et un secret sont des feuilles — il n’y a rien à ouvrir dedans, seulement quelque chose à lancer dessus.

« Se déconnecter » ferme la session d’un serveur sans retirer sa fiche de la liste.

On entre dans une fiche pour y chercher. Une recherche lancée depuis la liste ne descend dans aucune connexion : elle les ouvrirait toutes, une session et un mot de passe par fiche, et l’attente de chacune de celles qui sont éteintes. Elle compare les fiches elles-mêmes — leur nom, leur adresse, leur compte —, ce qui reste le moyen de retrouver la bonne dans une longue liste. Pour fouiller un serveur sans y entrer, cocher sa fiche avant de chercher : les fiches cochées, et elles seules, sont parcourues.

Savoir si la cible répond

Chaque fiche dit comment la vérifier. Une fiche neuve part sur Ne pas vérifier : on choisit la sonde des machines qu’on veut surveiller.

La colonne d’état répond En vie, Sans réponse ou Vérification…. F5 resonde la liste entière ; « Vérifier maintenant » ne sonde que la ligne visée.

Classer les fiches

Maj+Inser — « Nouveau dossier » — crée un dossier de classement : par agence, par site, par client. Une fiche s’y range en la glissant sur le dossier, par Ctrl+F6 vers le dossier que l’autre panneau affiche, ou par Ctrl+X puis Ctrl+V. Le mot de passe suit : il est rangé sous l’identité de la fiche, qui ne change pas.

F6 copie une fiche : une seconde fiche, avec sa propre identité et son propre mot de passe, qu’on modifie sans toucher à la première. Retirer un dossier de classement ne retire pas ce qu’il rangeait — les fiches remontent à la racine.

Rien ne sort vers un dossier de fichiers : une fiche n’a pas d’octets, et la copier là écrirait un mot de passe en clair. Les fichiers d’un serveur ouvert, eux, sortent comme n’importe quels autres — c’est même tout l’intérêt.

La liste, et son partage

C’est un fichier scellé : local.meneaunet, et ceux qu’on a liés pour partager la liste d’une équipe. Le mot de passe maître le chiffre et se redemande à chaque ouverture ; un réglage dit combien de temps il reste ouvert — jusqu’à la fermeture, ou quelques minutes.

Fiches, dossiers et secrets sont dedans : mots de passe, codes de secours, anciens mots de passe. C’est ce qui permet à une clé USB d’emporter une liste qui s’ouvre — le trousseau du système, lui, ne quitte jamais sa machine. Retirer une fiche emporte ses secrets, et ne touche à rien au bout du réseau.

Le journal

« Journal des serveurs distants » retient le dialogue avec les serveurs : c’est là qu’on va quand une connexion se refuse sans dire pourquoi. Il se copie d’un bouton.

MTP — Appareils connectés

MTP Les téléphones et tablettes branchés en USB, à travers le protocole MTP.

Brancher

L’appareil doit être déverrouillé et posé en « Transfert de fichiers » : tant qu’il ne l’est pas, la liste reste vide et le dit en toutes lettres.

Aucun appareil branché : le message dit quoi faire, et non que c’est vide.
Aucun appareil branché : le message dit quoi faire, et non que c’est vide.

Se déplacer dedans

La mémoire interne et la carte SD sont des dossiers, et les fichiers se copient vers un panneau avec F6 comme partout ailleurs.

Le bouton

Il ne paraît que là où la source est montée : sans pilote MTP, il n’y a rien à ouvrir.

GIT — Git

GIT Un dépôt Git se parcourt comme un dossier : les fichiers changés, les branches, l’histoire.

Ouvrir un dépôt

Le bouton GIT de la barre saute au projet favori ; son clic droit donne la liste : les dépôts connus, « Commit », « Histoire… », les branches, « Stash… » et « Stashes », « Étiquettes… », « Dépôts distants ». Un dossier du disque qui n’est pas encore un dépôt y propose « Cloner ici ». Les projets s’ajoutent d’eux-mêmes en y entrant, et un projet dont le dossier a disparu s’oublie — sauf si c’est son disque qui manque, une clé débranchée ne faisant rien oublier.

L’état d’un dossier

Chaque ligne porte sa couleur : en conflit, non suivi, modifié, préparé, ignoré. Un fichier est décrit par git sur deux axes — l’index et la copie de travail — et une ligne n’a pas de quoi montrer les deux : c’est ce qu’il reste à faire qui décide de la couleur. Le fil d’Ariane dit la branche courante.

Préparer et committer

« Commit » ouvre la vue des changements : un fichier par ligne, la colonne Suivi disant ce que git en sait. On désigne les lignes comme partout ailleurs — clic, Ctrl+clic, Maj+clic —, on écrit le message en bas, et Committer part avec ce qui est sélectionné. Rien de sélectionné, rien ne part : le bouton le dit.

La pastille Non suivis, dans la barre de commit, masque ce que git ne suit pas : un dossier plein de fichiers jetables ne noie plus les deux qu’on veut committer, et Ctrl+A ne les emporte plus. Décochée, elle dit combien elle en cache.

La vue des changements d’un dépôt : trois fichiers, leur état de suivi, et la barre de commit en bas.
Les changements du dépôt, et la barre de commit : le message, ce qui est sélectionné, et le bouton.

Voir les différences

« Voir les différences » ouvre le diff bloc par bloc, entre la copie de travail, l’index (préparé) et un commit — avant et après y sont nommés. Un fichier binaire le dit plutôt que de montrer du bruit.

Les gestes

Les branches et l’histoire

Créer une branche, basculer dessus, fusionner — l’entrée porte le nom de la branche, et répond rien à fusionner : déjà à jour ou fusion interrompue : des fichiers sont en conflit. « Histoire… » liste les commits : leur empreinte courte, leur sujet, leur auteur, leur date. La gouttière de gauche dessine le graphe, chaque ligne sur la sienne, et une fusion pose son trait vers la colonne voisine. Un double-clic ouvre le détail d’un commit : son message entier et les fichiers qu’il a touchés.

L’histoire d’un dépôt : quatre commits, leur sujet, leur auteur, et le graphe des branches dans la gouttière.
L’histoire, son graphe dans la gouttière : deux branches parties d’une même racine, et la fusion qui les rejoint.

L’arbre des merge requests

Arbre des merge requests…, au menu du bouton GIT, dessine les MR ouvertes du projet GitLab que désigne le dépôt distant. Chacune se range sous la branche dont elle part, avec un simple retrait par étape, comme un sommaire : l’étape dit dans quel ordre les valider, et un clic sur une carte ouvre la MR dans le navigateur.

L’arbre des merge requests d’un dépôt : main, ses MR en retrait, et une chaîne de trois MR tirées l’une de l’autre
!31 est partie de !28, et !35 de !31 : chacune se range sous celle dont elle porte les commits, avec « après » et « vise main ». Le bouton de droite fait le checkout de la branche ; la coche marque main, où l’on est.

Échanger avec le dépôt distant

« Pull (tirer) » et « Push (pousser) », avec le nombre de commits en jeu à côté du libellé — le zéro ne s’écrit pas. Une branche qui n’existe pas encore en face part avec son amont. Les dépôts distants se déclarent et se retirent depuis le même menu. Quand le serveur demande de quoi s’authentifier, Meneaufile le demande à son tour plutôt que de rester bloqué sans rien dire.

Mettre de côté

« Stash… » range le travail en cours sans le committer, avec une description facultative ; « Stashes » — Travaux mis de côté — liste ce qui attend, et de là on reprend ou l’on jette. « Étiquettes… » en pose et en retire de même.

Qui a écrit cette ligne

« Annotations », dans le menu d’un fichier, attribue chaque ligne à son commit et à son auteur. C’est la question qu’on se pose devant une ligne surprenante, et une liste de commits n’y répond pas.

Les conflits

Un fichier en conflit s’ouvre sur ses versions : la version commune, la nôtre, la leur, et le résultat qu’on construit. « Tout prendre » verse un côté entier, « Résoudre » enregistre — et le fichier quitte la catégorie en conflit.

Cloner

Depuis un dossier : l’adresse (https://… ou git@hôte:org/depot.git), le nom du dossier à créer, et un historique complet ou superficiel — les N derniers commits.

Les bundles

Un fichier .bundle est un dépôt Git emballé dans un seul fichier : de quoi emporter un projet sur une clé, ou le passer à quelqu’un, sans serveur. Le double-clic dit ce qu’il porte — ses branches, ses étiquettes — et Cloner ici… en fait un dépôt ordinaire, à côté de lui, sans réseau. Dans un dépôt, Créer un bundle… au menu de GIT l’emballe tout entier dans le dossier de l’autre vue.

Si git manque

Meneaufile appelle le git du système. Absent ou hors du PATH, il le dit plutôt que d’échouer sans raison.

SVN — SVN

SVN Une copie de travail Subversion, avec les mêmes gestes que partout.

Les gestes

Lire

L’historique liste les révisions ; les différences s’ouvrent dans la même vue que celles de Git. Le fil d’Ariane dit la branche et la révision (r1234).

Ce qui ne revient pas

Annuler les changements est définitif : ce qui est annulé ne revient pas, et la boîte le dit avant — pour un élément comme pour toute la copie.

FLU — Flutter

FLU Les projets Flutter, et la chaîne d’outils qui va avec.

Les projets

La liste retient les projets ouverts. « Créer un projet Flutter » demande le nom du paquet et le dossier.

Ce que le clic gauche fait dépend d’où l’on est. Dans un projet, il ouvre le menu : c’est ce dont on a besoin sur place — lancer, construire, les appareils. Ailleurs, il saute au dernier projet ouvert depuis ce bouton, là où il n’y a rien sur quoi agir. Le clic droit ouvre le menu partout.

Les commandes

Récupérer les dépendances, analyser, tester, formater, nettoyer, mettre à jour, voir les dépendances en retard, lancer le diagnostic. Construire release vise Windows, Linux, Android (APK ou bundle) et le Web — et c’est bien --release pour les cinq, ce que le libellé d’avant, « Construire… », ne disait pas.

Construire debug vise les mêmes cinq cibles en --debug : c’est le même menu, seul le mode change. Il ne demande aucun appareil — c’est par là qu’on pose un binaire de mise au point sans attendre que la chaîne réponde.

Exécuter

La liste des appareils est derrière son entrée, et non dedans. Étalée dans le menu, elle obligeait à interroger la chaîne à chaque ouverture : flutter devices prend quelques secondes, et l’on payait ce délai pour prendre « Analyser » ou « Récupérer les dépendances ». Elle ne se cherche plus qu’au moment de s’en servir. Une seule cible — et la commande part sans rien demander.

« Exécuter » cherche les appareils et propose le sien — ou tous. La sortie s’affiche au fil de l’eau, avec les touches de Flutter à portée : recharger (r), redémarrer (R), aide (h), détacher (d), vider la sortie (c), quitter (q). « Exécuter avec des options… » ajoute ce qu’on veut à flutter run — --profile, --dart-define=clé=valeur. « Rechercher les appareils… », au bas de ce même menu, relance la recherche et y revient : un téléphone branché après coup n’apparaîtrait jamais autrement.

La fin est dite : Terminé, Échec (1), Arrêté. La sortie se copie d’un bouton.

Une construction réussie mène à son fichier. Un bouton paraît alors dans le bandeau : il conduit la vue au dossier du résultat et pose le curseur dessus — l’.exe, l’.apk, le bundle. C’est la chaîne qui dit où elle a écrit, et non une liste de chemins retenue ici : chaque cible pose le sien ailleurs, et cela change avec les versions de Flutter. Rien ne paraît tant que la commande tourne, ni quand elle a échoué — il n’y aurait rien à montrer.

Si la chaîne manque

Le bouton ne paraît que là où Flutter est installé.

PS — Processus

PS La liste des processus, relevée à cadence réglable.

Lire

Les colonnes disent la mémoire, l’utilisateur, la ligne de commande.

La liste des processus : le relevé se rafraîchit à la cadence choisie.
La liste des processus : le relevé se rafraîchit à la cadence choisie.

Chercher

Le champ de la barre de titre — « Recherche dans PS » — filtre la liste sur tout ce qu’on y lit : le nom, mais aussi la ligne de commande et l’utilisateur. Entrée lance ; la liste continue de se relever à sa cadence pendant que le filtre est affiché, et la croix du champ rend la liste entière.

La liste des processus filtrée par « patrick » : seuls ceux de cet utilisateur restent.
« patrick » ne garde que les processus de cet utilisateur : la recherche lit toutes les colonnes, pas seulement le nom.

Le graphe des performances

Le clic droit sur le bouton PS ouvre Graphe des performances — et la liste avec lui : une courbe sans la liste sous les yeux dirait qu’il se passe quelque chose sans dire quoi.

La liste des processus, et sous elle le graphe des performances : les boutons Processeur, Mémoire, Disque, Réseau, la valeur du dernier relevé, et la courbe de la dernière minute.
Le graphe se pose sous la liste : c’est le lien entre les deux qu’on vient y chercher.

Une courbe à la fois, choisie par les boutons du haut : processeur, mémoire, disque, réseau. Un disque par disque et une carte par carte, comme le gestionnaire de tâches — un total n’aurait rien dit, un disque saturé et un autre au repos faisant cinquante pour cent à eux deux. La valeur du dernier relevé se lit à droite, et la croix referme.

Le graphe garde les soixante derniers relevés. On tire le trait qui le sépare de la liste pour l’agrandir, et cette hauteur est retenue d’une session à l’autre. Fermé au départ : un graphe coûte un relevé par cadence, et personne ne l’a demandé en ouvrant la liste.

La cadence des relevés

En bas à droite de la vue, la charge de la machine : Processeur 47 % · Mémoire 43 % · 5 s. Le dernier nombre est la cadence, et le clic droit dessus la change — 5, 10, 15, 30 ou 60 secondes. La cadence en cours y paraît en gras, et le choix est retenu.

C’est là qu’on la règle, et nulle part ailleurs : on la lit en regardant la charge, et c’est en la regardant qu’on veut la resserrer. Elle a quitté les paramètres pour cette raison — deux endroits pour la même chose finissent par se contredire.

Agir

Voir tous les processus

Sans les droits d’administrateur, la liste est partielle. « Redémarrer en administrateur » relance Meneaufile élevé — la fenêtre actuelle se ferme. Un refus est dit, et la liste reste partielle plutôt que de faire croire qu’elle est entière.

« Lancer le gestionnaire de tâches de Windows » reste à portée : Meneaufile ne prétend pas le remplacer.

SRV — Services

SRV Les services de Windows : leur état, leur démarrage, leurs dépendances.

Lire

L’état — arrêté, en cours, suspendu, et les états de passage — et le type de démarrage : automatique, automatique à début différé, manuel, désactivé.

Chercher

Le champ de la barre de titre filtre la liste sur le nom et la description : « imprimer » trouve le spouleur, qu’on ne sait pas toujours nommer. C’est ce que la console de Windows ne sait pas faire. Entrée lance, la croix du champ rend la liste entière.

La liste des services filtrée par « imprimer » : le spouleur d’impression, trouvé par sa description.
« imprimer » trouve le spouleur d’impression par sa description.

Agir

Démarrer, arrêter, redémarrer, suspendre, reprendre, changer le type de démarrage. Une boîte de progression suit l’état jusqu’à celui qui est attendu.

Les propriétés

Quatre onglets : général (nom système, nom affiché, description, chemin de l’exécutable, paramètres de démarrage), connexion, récupération, dépendances.

Les propriétés d’un service : quatre onglets, comme la console de Windows.
Les propriétés d’un service : quatre onglets, comme la console de Windows.

Les droits

Ces commandes demandent les droits d’administrateur : Meneaufile propose de relancer élevé, et dit quand l’élévation est refusée — rien n’a alors été envoyé au service.

Le mot de passe d’un compte de service fait exception : il ne peut pas partir par une commande administrateur, où il se lirait dans la liste des processus. Il faut lancer Meneaufile en administrateur pour le changer.

PLAN — Tâches planifiées

PLAN Le planificateur de tâches du système : ce qui se lance tout seul, et quand.

Parcourir

Le planificateur est déjà rangé en dossiers : sous Windows, \Microsoft\Windows\Defrag contient la défragmentation. Meneaufile le parcourt comme un disque — les dossiers s’ouvrent au double-clic, le fil d’Ariane remonte, la recherche et le tri marchent comme ailleurs.

Chaque tâche dit son état (prête, en cours, désactivée), sa prochaine et sa dernière exécution, son dernier résultat, ses déclencheurs en mots — « Chaque semaine, lun., ven. à 21:30 » — et ce qu’elle lance. L’auteur et la description se montrent par le choix des colonnes.

Le bouton n’apparaît que là où un planificateur répond : sous Windows, quand le service « Planificateur de tâches » tourne.

Agir

Au clic droit : Exécuter, Arrêter, Activer, Désactiver, Supprimer — sur une tâche ou sur toute une sélection. Suppr supprime aussi, après avoir nommé ce qui part.

Les tâches du système, sous \Microsoft\Windows, ne se touchent qu’avec les droits d’administrateur : Meneaufile redemande alors avec eux, une seule fois pour toute la sélection, et dit quand l’élévation est refusée.

Créer, modifier

Nouvelle tâche…, au clic droit d’un dossier ou dans le menu du bouton, ouvre la boîte ; le double-clic sur une tâche l’y ouvre aussi. On y règle :

Un déclencheur que la boîte ne sait pas écrire — sur un événement du journal, toutes les quinze minutes pendant une heure seulement — s’y montre, et se garde tel quel. Sous Windows, la tâche est réécrite sur sa définition d’origine : ses conditions, ses réglages d’alimentation et ses autres actions ne bougent pas.

Planifier une action de Meneaufile

Une sauvegarde chaque soir, l’export d’une base chaque matin : les actions de Meneaufile se planifient. Planifier… se trouve dans les boîtes qui les confirment déjà :

La boîte dit ce qui sera fait, puis demande quand — les mêmes déclencheurs que pour une tâche — et sous quel compte. Ce qu’une question aurait tranché est décidé d’avance : la politique de conflit se choisit là, et personne ne sera interrogé. La tâche se range dans le dossier \Meneaufile du planificateur ; c’est là qu’on change son horaire ou qu’on la supprime.

Quand la tâche se déclenche :

Une notification du système dit comment elle a fini, le journal le note, et le dernier résultat de la tâche le garde : 0 pour réussie, 2 pour terminée avec des erreurs, 1 pour un échec. Une source ou une cible protégée par le mot de passe maître ne se sauvegarde pas session fermée : personne ne serait là pour le taper. Sous Linux, l’action se planifie session ouverte.

Sous Linux

Trois dossiers : systemd, les timers du système ; systemd-user, ceux de l’utilisateur ; crontab, sa crontab. Une tâche neuve s’écrit en timer de l’utilisateur — un .service et un .timer dans ~/.config/systemd/user —, ou dans la crontab si on la range là. Au compte système, elle va dans /etc/systemd/system, et PolicyKit demande le mot de passe.

Dans la crontab, une tâche de Meneaufile se nomme par un commentaire # meneaufile: nom au-dessus de ses lignes ; les lignes écrites à la main se lisent sous le nom de leur programme, et restent où elles sont. Ce qu’un paquet a posé dans systemd se désactive, mais ne s’efface pas : sa mise à jour suivante le reposerait.

REG — Base de registre

REG Le Registre de Windows : les réglages du système et des programmes, rangés en clés et en valeurs.

Parcourir

À la racine, les cinq ruches : HKEY_CLASSES_ROOT, HKEY_CURRENT_USER, HKEY_LOCAL_MACHINE, HKEY_USERS et HKEY_CURRENT_CONFIG. Les clés s’ouvrent comme des dossiers ; les valeurs d’une clé sont ses lignes, avec leur nom, leur type — REG_SZ, REG_DWORD… — et leurs données, à la manière de l’Éditeur du Registre. La valeur sans nom se montre « (par défaut) ».

Copier le chemin donne HKEY_CURRENT_USER\Software\…, tel que la barre d’adresse de l’Éditeur du Registre le relit. Celui-ci reste à portée, dans le menu du bouton.

Le module n’existe que sous Windows.

Modifier

Le double-clic ou Entrée sur une valeur l’ouvre dans sa boîte, qui suit son type :

Inser crée une valeur dans la clé ouverte, Maj+Inser une clé ; F2 renomme une clé ou une valeur ; Suppr supprime, après avoir nommé ce qui part. Une clé part avec ses sous-clés et ses valeurs, et rien ne passe par la corbeille : exportez d’abord ce que vous voudriez pouvoir remettre.

Ce que Windows refuse — HKEY_LOCAL_MACHINE, le plus souvent — se redemande avec les droits d’administrateur, une seule fois pour toute la sélection.

Exporter, importer

Glisser une clé vers un panneau de fichiers, ou la copier vers l’autre panneau avec F6, écrit un fichier .reg — un par clé, sous-clés comprises, au format de l’Éditeur du Registre. Des valeurs choisies vont ensemble dans un seul fichier, dont le nom est demandé.

À l’inverse, un .reg lâché sur le Registre s’y importe, après confirmation : il écrit aux emplacements qu’il indique, quelle que soit la clé ouverte, et un fichier qui ne se lit pas entièrement n’est pas appliqué du tout.

BDD — Bases de données

BDD MySQL, MariaDB et PostgreSQL : le serveur, les bases, les tables, les lignes — tout cela se parcourt comme des dossiers, et s’édite.

Déclarer une connexion

Le moteur, l’hôte, le port, l’utilisateur, le mot de passe, et une base par défaut — facultative : sans elle, le serveur s’ouvre sur sa base d’administration. Un service Windows peut être nommé pour lire son état, et Meneaufile le remplit tout seul quand il le trouve.

Le service nommé se retrouve d’un clic, de deux endroits : « Ouvrir l’emplacement du service » dans le menu de la connexion, et sous l’erreur quand on entre dans une base dont le service est coupé — la connexion refusée, le bouton mène dans SRV, sur le service lui-même, là où on le relance. Sans lui, il fallait ressortir, retrouver la ligne et passer par son menu.

Le moteur porte son picto, comme le type d’une fiche de NET : on choisit dans la boîte ce qu’on reconnaîtra sur la ligne.

La boîte d’une connexion : le moteur, l’hôte, le compte, et le service qui la porte.
La boîte d’une connexion : le moteur, l’hôte, le compte, et le service qui la porte.

Se déplacer

Serveur → bases → tables → lignes. F12 bascule entre les données d’une table et sa structure. Une base peut être épinglée pour la retrouver en tête.

Le serveur porte aussi ses propres vues : comptes, requêtes en cours, état du serveur, réglages du serveur, routines. Elles sont en lecture seule ; leurs actions sont dans le menu du clic droit — changer un mot de passe, régler une variable, tuer un processus.

Les lignes

La structure

Les champs avec leur type, leur interclassement, leur valeur par défaut, leurs attributs, leur commentaire ; les index avec leur nature (clé primaire, unique, index) et leur méthode. Un champ s’ajoute au début, à la fin ou après un autre — PostgreSQL, lui, ajoute toujours en fin de table, et le dit.

Un sélecteur de types range les types du moteur par famille : entiers, décimaux, texte, dates et heures, binaire. On les filtre en tapant.

Vider une table (truncate) enlève toutes ses lignes, garde la table, et remet l’auto-incrément à zéro. Il n’y a pas de corbeille sur un serveur : c’est dit avant.

Le graphe des relations

« Graphe des relations » dessine les tables et leurs jonctions.

Exporter vers un dossier

Une table n’a pas d’octets : elle ne se copie pas comme un fichier. Ce qu’on en obtient sur un disque est un export SQL.

Importer, cloner

Les requêtes

Une requête SQL s’écrit sur la base ouverte et part avec Ctrl+Entrée. Les requêtes récentes sont proposées. Le résultat est une liste comme une autre : on y trie, on y sélectionne, on l’exporte.

Le journal SQL retient tout ce qui a été envoyé, avec le nombre de lignes touchées. Il se copie, il se vide.

Comparer deux tables

F8 sur deux tables compare leurs structures : faute d’octets, ce sont les champs et les index qui se confrontent. Voir Comparer.

Retirer

Retirer une connexion l’ôte de la liste avec son mot de passe. Le serveur n’est pas touché.

MAIL — Courrier

MAIL Les boîtes aux lettres IMAP et POP3 se parcourent comme des dossiers : un dossier par boîte, un fichier par message.

Déclarer un compte

L’adresse, le nom affiché, le protocole — IMAP laisse les dossiers sur le serveur, POP3 télécharge une seule liste —, et le chiffrement : TLS d’emblée, STARTTLS ensuite, ou rien. L’envoi (SMTP) a sa propre section ; laissée vide, elle reprend le compte de lecture.

La boîte d’un compte : lecture d’un côté, envoi de l’autre.
La boîte d’un compte : lecture d’un côté, envoi de l’autre.

Les grands fournisseurs

Les réglages des messageries les plus répandues en France, tous en TLS d’emblée sur ces ports. Le compte est l’adresse complète, sauf indication ; le mot de passe est celui de la messagerie — ou, chez Gmail, Yahoo et iCloud, un mot de passe d’application engendré dans les réglages de sécurité du compte, le mot de passe habituel y étant refusé aux logiciels.

FournisseurIMAPPOP3SMTPCompte
Orange (orange.fr, wanadoo.fr)imap.orange.fr 993pop.orange.fr 995smtp.orange.fr 465l’adresse
Freeimap.free.fr 993pop.free.fr 995smtp.free.fr 465l’identifiant, sans @free.fr
SFR (sfr.fr, neuf.fr)imap.sfr.fr 993pop.sfr.fr 995smtp.sfr.fr 465l’adresse
Bouygues Telecom (bbox.fr)imap.bbox.fr 993pop.bbox.fr 995smtp.bbox.fr 465l’adresse
La Poste (laposte.net)imap.laposte.net 993pop.laposte.net 995smtp.laposte.net 465l’adresse
Gmailimap.gmail.com 993pop.gmail.com 995smtp.gmail.com 465l’adresse, mot de passe d’application
Yahoo Mailimap.mail.yahoo.com 993pop.mail.yahoo.com 995smtp.mail.yahoo.com 465l’adresse, mot de passe d’application
iCloud Mailimap.mail.me.com 993—smtp.mail.me.com 587, STARTTLSl’adresse, mot de passe d’application
OVHcloud (hébergement)ssl0.ovh.net 993ssl0.ovh.net 995ssl0.ovh.net 465l’adresse
Infomaniakmail.infomaniak.com 993mail.infomaniak.com 995mail.infomaniak.com 465l’adresse
Gandimail.gandi.net 993mail.gandi.net 995mail.gandi.net 465l’adresse

Les ports STARTTLS, quand un fournisseur les préfère : 143 pour IMAP, 110 pour POP3, 587 pour SMTP. Chez Gmail, IMAP doit être activé dans les paramètres de la messagerie, et la validation en deux étapes en place avant d’engendrer le mot de passe d’application. Outlook.com, Hotmail et Live n’acceptent plus qu’une authentification « moderne » (OAuth), que Meneaufile ne parle pas : le mot de passe seul y est refusé. Meneaufile s’authentifie par mot de passe — AUTHENTICATE PLAIN ou LOGIN —, toujours sous chiffrement.

Lire

Un message s’ouvre avec F3 comme un fichier. Les pièces jointes sont des lignes : on les copie vers un panneau comme le reste. Les colonnes disent l’état — non lu, répondu, marqué, brouillon, pièce jointe —, et « Marquer comme lu » ou « non lu » le change.

Le message se lit sur du papier blanc, quel que soit le thème — sombre comme clair : un thème clair tire sa surface de la teinte choisie, et le courrier se serait lu sur du rose ou du bleu pâle. Un message en texte seul garde sa chasse fixe, comme dans un webmail, et se replie : les lignes longues tiennent dans la boîte au lieu de sortir par la droite, et les retours à la ligne de l’expéditeur restent les siens. Une adresse écrite en toutes lettres se clique — http:// ou https://, et rien d’autre : deviner une adresse à partir d’un point ferait un lien de chaque nom de fichier cité. Le point qui finit la phrase reste à la phrase.

Écrire

« Nouveau message… », « Répondre », « Répondre à tous », « Transférer » : destinataires, copie, objet, corps, pièces jointes. Un compte sans serveur d’envoi le dit — il faut en déclarer un pour écrire depuis lui.

Les trois gestes sont dans la boîte de lecture, en haut à droite, et au clic droit d’une ligne. « Répondre » écrit au seul expéditeur, « Répondre à tous » ajoute les autres destinataires. Répondre ferme la lecture et ouvre l’écriture, citation comprise.

Ce qui arrive pendant ce temps

Toutes les cinq minutes, Meneaufile redemande aux serveurs ce qui attend, et le bouton MAIL porte le nombre de messages non lus en pastille. Rien n’est téléchargé : ce sont des comptes qu’on demande, quelques octets par dossier. La corbeille, les indésirables, les brouillons et les envoyés n’y entrent pas.

Le survol dit quelle boîte attend : le total d’abord, celui que la pastille porte, puis une ligne par compte. Avec quatre boîtes, « 12 » ne disait pas laquelle ouvrir. Une seule boîte garde sa ligne unique, et le compte qui n’a pas répondu n’a pas de ligne — zéro dirait « rien ne t’attend », ce qu’on ne sait justement pas de lui.

F5 n’attend pas les cinq minutes. Actualiser dans le courrier redemande au serveur les dossiers du compte, ce qu’ils portent de non lus et leur total : la pastille, les nombres des dossiers et la liste s’accordent aussitôt. Sans cela ils étaient retenus une fois pour toutes, et seul le relève suivant les remettait d’aplomb — on actualisait devant sa boîte, et rien ne bougeait.

Le coffre fermé, le guetteur se tait : les mots de passe des comptes y dorment, et ce n’est pas à un minuteur de réveiller cette porte.

Les colonnes d’un dossier

Objet, expéditeur, Date, taille, état, identifiant. La Date est celle que l’expéditeur annonce : c’est elle que tous les clients montrent, et le tri s’y fait chez le serveur.

Deux colonnes de plus se demandent dans le menu des colonnes, masquées d’origine parce que sept colonnes tiennent déjà mal dans un panneau :

Retrouver le mot de passe d’un compte

La liste des comptes ne rend jamais un mot de passe. Pour le relire — reconfigurer un téléphone, une autre application —, on copie le compte dans la liste NET : F6 vers une vue posée dessus, ou le glisser. La fiche porte le nom du compte, l’identifiant, l’adresse du serveur de lecture, le serveur d’envoi en commentaire, et le mot de passe.

Dans le dossier de classement ouvert en face, et non à la racine de la liste : c’est là qu’on la cherche ensuite. Déplacer ne se fait pas — il faudrait retirer le compte de sa liste pour le poser au coffre, alors que ce qu’on y range est un double du mot de passe ; Ctrl+F6 le dit au lieu de copier en silence.

Ce qui reste chez le serveur

Retirer un compte le retire de la liste, son mot de passe avec. La boîte, elle, reste intacte chez le serveur.

Les réglages

L’engrenage de la barre de titre ouvre les réglages. Ils sont rangés en sections : apparence, panneaux, liste, accès rapide, outils, coffre, emplacement.

La boîte des réglages, ouverte sur l’apparence.
La boîte des réglages, ouverte sur l’apparence.

Ce qui ne s’y trouve pas

Ce qui se règle en travaillant : l’ordre des colonnes se range dans « Choisir les colonnes », celui des modules dans leur tiroir, la largeur des groupes à leurs poignées. Un réglage qu’on peut faire là où on le voit n’a rien à faire dans une boîte.

Le thème

Trois choix : Système, Clair, Sombre. « Système » suit le réglage de la machine, et change avec lui sans redémarrage.

Le thème clair : fond blanc franc pour la liste, et non une teinte de l’accent.
Le thème clair : fond blanc franc pour la liste, et non une teinte de l’accent.
Le même écran en thème sombre : les teintes des types de fichiers sont désaturées et éclaircies pour ne pas vibrer sur fond noir.
Le même écran en thème sombre : les teintes des types de fichiers sont désaturées et éclaircies pour ne pas vibrer sur fond noir.

La couleur d’accent

Sept teintes, celle d’origine en tête. Tout le jeu de couleurs se déduit de cette graine : les boutons, les liserés, la sélection, le curseur.

TeinteAperçu
Bleu (d’origine)
Sarcelle
Vert
Violet
Rouge
Orange
Ardoise

Une petite liste, et non un sélecteur de couleur : une teinte prise au hasard donne des contrastes qu’on n’a pas éprouvés — un jaune vif en accent rend le texte des boutons illisible. Celles-ci sont assez sombres pour porter du blanc en thème clair, et assez vives pour ressortir en sombre.

L’accent vert : les boutons, le liseré du panneau actif et la sélection suivent la graine choisie.
L’accent vert : les boutons, le liseré du panneau actif et la sélection suivent la graine choisie.

Ce que l’accent ne teinte pas

Le fond d’une liste dense reste blanc franc en thème clair. Material teinte normalement toute sa palette de la couleur choisie ; sur des centaines de lignes, ce voile coloré fatigue et brouille les teintes des types de fichiers, qui sont, elles, porteuses de sens.

La langue

Vingt-cinq langues, plus « Langue du système ». L’interface change sans redémarrage.

La liste

Les outils

Le coffre

Combien de temps le coffre reste ouvert : jusqu’à la fermeture, ou quelques minutes. Passé ce délai, le mot de passe maître est redemandé.

L’emplacement de la configuration

Le mode portable : la configuration vit normalement à côté du profil de l’utilisateur. Un témoin posé à côté de l’exécutable la fait vivre là, et l’application ne laisse alors aucune trace sur la machine — les fichiers-clés compris, et ce manuel avec eux.

Ce qui a des bornes

Ce qui a des bornes, et pourquoi.

Manuel de Meneaufile, en français.