NET — Réseau
NET Tout ce qu’on joint, dans une seule liste : les sites où l’on a un compte, les lecteurs réseau (SMB), les serveurs FTP, FTPS, SFTP, WebDAV et S3, les machines qu’on prend en main — RDP, VNC, SSH, TeamViewer — et les secrets qui n’ont pas d’adresse.
Déclarer une fiche
Inser ouvre la boîte. Le type vient en premier, et c’est lui qui dit
les champs qui suivent : un site veut une adresse, un partage un chemin
\\serveur\partage, TeamViewer un identifiant, un secret rien du
tout. Le reste — nom, compte, mot de passe, commentaire — est commun, parce que
c’est la même chose : une cible et de quoi s’y présenter.
Chaque type porte son picto, celui-là même que la ligne montrera : un serveur pour FTP, une console pour SSH, un globe pour un site, une clé pour un secret. Quatorze lignes de texte se lisent mot à mot ; une silhouette se vise du premier coup. Le champ refermé le garde.

| Type | Ce que le double-clic fait | Remarque |
|---|---|---|
| Site web (HTTPS) | Ouvre le site, le mot de passe au presse-papiers | Le type par défaut |
| Site web (HTTP) | Le même, en clair | Le site voit passer le mot de passe sur le réseau |
Lecteur réseau (\\serveur\partage) | Joint le partage et y entre | Windows |
| SFTP (sur SSH) | Entre dans le serveur | Le port 22 par défaut |
| FTPS (FTP sur TLS) | Entre dans le serveur | Chiffré |
| FTP (non chiffré) | Entre dans le serveur | Mode passif coché d’office ; certains vieux serveurs exigent l’actif |
| WebDAV (HTTP / HTTPS) | Entre dans le serveur | Le même transport qu’un site, d’autres fichiers au bout |
| S3 (compatible) | Entre dans le seau | Une région à nommer |
| RDP — Bureau à distance | Lance le client, le mot de passe au presse-papiers | mstsc sous Windows, FreeRDP ou Remmina ailleurs |
| VNC | Lance le client | RealVNC, TightVNC, Remmina |
| SSH | Entre dans ses fichiers, en SFTP | ssh, livré avec le système |
| TeamViewer | Rejoint le partenaire | Un identifiant à neuf ou dix chiffres, et non une adresse |
| Secret (sans adresse) | Copie le mot de passe | Un code de carte, une note, un compte sans site |
Une clé SSH
Les fiches SSH et SFTP ont un champ
Clé privée : le chemin de la clé, ~/.ssh/srv_web.
Le bouton du champ ouvre le sélecteur dans ~/.ssh, et un chemin
choisi sous le dossier de l’utilisateur s’écrit avec ~ — la fiche
sert ainsi sur un autre poste, sous un autre compte. La clé elle-même reste où
elle est : le fichier des fiches ne la transporte pas.
Une clé protégée prend sa phrase de passe dans le mot de passe de la fiche. Une clé sans phrase de passe se passe de mot de passe ; s’il y en a un, il sert de repli quand le serveur refuse la clé.
La commande se colle telle quelle.
ssh -i ~/.ssh/srv_web [email protected], collée dans
l’adresse, remplit la fiche : l’hôte, l’identifiant, le port s’il y a un
-p, et la clé. Collée dans la liste, elle ouvre une fiche SSH
préremplie.
Une fiche SSH se parcourt. Son double-clic entre dans la même machine en SFTP, par le même compte et la même clé — sans seconde fiche à tenir. Au clic droit, Ouvrir une session SSH ouvre un terminal sur le serveur ; une fois dedans, la fenêtre de console à côté du champ de commande l’ouvre dans le dossier qu’on regarde.
SFTP lit les clés au format OpenSSH — ed25519, RSA, ECDSA. Une clé PuTTY
(.ppk) se convertit d’abord avec PuTTYgen. Le fichier
~/.ssh/config n’est pas lu : la session SSH le voit quand même,
puisque c’est ssh qui s’ouvre, mais pas le parcours des fichiers,
qu’il parte d’une fiche SFTP ou d’une fiche SSH.
Le mot de passe
« Engendrer » en tire un ; une jauge dit sa force — de très faible à très forte —, et Meneaufile refuse de reprendre l’un des cinq derniers employés. Les codes de secours que certains sites donnent une fois pour toutes se gardent avec, un par ligne.
« Copier le mot de passe » le met dans le presse-papiers et l’en retire au bout de quelques secondes — le compte à rebours est affiché dans le message. L’identifiant et l’adresse se copient aussi, aux mêmes touches sur toutes les fiches : on ne réapprend pas trois raccourcis parce que la ligne est une machine plutôt qu’un site.
Une case dit de ne pas garder le mot de passe : il est alors demandé à chaque fois, et oublié à la fermeture. Sur un serveur de production, c’est parfois ce qu’on veut.
Se déplacer dedans
Un serveur de fichiers ouvert est un dossier : on y entre, on en sort des fichiers, on y dépose les siens, avec F6 comme partout. Une machine, un site et un secret sont des feuilles — il n’y a rien à ouvrir dedans, seulement quelque chose à lancer dessus.
« Se déconnecter » ferme la session d’un serveur sans retirer sa fiche de la liste.
On entre dans une fiche pour y chercher. Une recherche lancée depuis la liste ne descend dans aucune connexion : elle les ouvrirait toutes, une session et un mot de passe par fiche, et l’attente de chacune de celles qui sont éteintes. Elle compare les fiches elles-mêmes — leur nom, leur adresse, leur compte —, ce qui reste le moyen de retrouver la bonne dans une longue liste. Pour fouiller un serveur sans y entrer, cocher sa fiche avant de chercher : les fiches cochées, et elles seules, sont parcourues.
Savoir si la cible répond
Chaque fiche dit comment la vérifier. Une fiche neuve part sur Ne pas vérifier : on choisit la sonde des machines qu’on veut surveiller.
- Ne pas vérifier — la colonne reste vide.
- Ping — la machine répond. L’adresse à pinguer peut différer de celle de la fiche : un identifiant TeamViewer ne se pingue pas, il faut nommer son IP.
- HTTP — le service répond. Un serveur dont l’application est tombée répond encore au ping, et c’est justement ce qu’on veut distinguer.
La colonne d’état répond En vie, Sans réponse ou Vérification…. F5 resonde la liste entière ; « Vérifier maintenant » ne sonde que la ligne visée.
Classer les fiches
Maj+Inser — « Nouveau dossier » — crée un dossier de classement : par agence, par site, par client. Une fiche s’y range en la glissant sur le dossier, par Ctrl+F6 vers le dossier que l’autre panneau affiche, ou par Ctrl+X puis Ctrl+V. Le mot de passe suit : il est rangé sous l’identité de la fiche, qui ne change pas.
F6 copie une fiche : une seconde fiche, avec sa propre identité et son propre mot de passe, qu’on modifie sans toucher à la première. Retirer un dossier de classement ne retire pas ce qu’il rangeait — les fiches remontent à la racine.
Rien ne sort vers un dossier de fichiers : une fiche n’a pas d’octets, et la copier là écrirait un mot de passe en clair. Les fichiers d’un serveur ouvert, eux, sortent comme n’importe quels autres — c’est même tout l’intérêt.
La liste, et son partage
C’est un fichier scellé :
local.meneaunet, et ceux qu’on a liés pour partager la liste d’une
équipe. Le mot de passe maître le chiffre et se redemande à chaque ouverture ; un
réglage dit combien de temps il reste ouvert — jusqu’à la fermeture, ou quelques
minutes.
Fiches, dossiers et secrets sont dedans : mots de passe, codes de secours, anciens mots de passe. C’est ce qui permet à une clé USB d’emporter une liste qui s’ouvre — le trousseau du système, lui, ne quitte jamais sa machine. Retirer une fiche emporte ses secrets, et ne touche à rien au bout du réseau.
Le journal
« Journal des serveurs distants » retient le dialogue avec les serveurs : c’est là qu’on va quand une connexion se refuse sans dire pourquoi. Il se copie d’un bouton.
Manuel de Meneaufile, en français.