MAIL — Courrier
MAIL Les boîtes aux lettres IMAP et POP3 se parcourent comme des dossiers : un dossier par boîte, un fichier par message.
Déclarer un compte
L’adresse, le nom affiché, le protocole — IMAP laisse les dossiers sur le serveur, POP3 télécharge une seule liste —, et le chiffrement : TLS d’emblée, STARTTLS ensuite, ou rien. L’envoi (SMTP) a sa propre section ; laissée vide, elle reprend le compte de lecture.

Les grands fournisseurs
Les réglages des messageries les plus répandues en France, tous en TLS d’emblée sur ces ports. Le compte est l’adresse complète, sauf indication ; le mot de passe est celui de la messagerie — ou, chez Gmail, Yahoo et iCloud, un mot de passe d’application engendré dans les réglages de sécurité du compte, le mot de passe habituel y étant refusé aux logiciels.
| Fournisseur | IMAP | POP3 | SMTP | Compte |
|---|---|---|---|---|
| Orange (orange.fr, wanadoo.fr) | imap.orange.fr 993 | pop.orange.fr 995 | smtp.orange.fr 465 | l’adresse |
| Free | imap.free.fr 993 | pop.free.fr 995 | smtp.free.fr 465 | l’identifiant, sans @free.fr |
| SFR (sfr.fr, neuf.fr) | imap.sfr.fr 993 | pop.sfr.fr 995 | smtp.sfr.fr 465 | l’adresse |
| Bouygues Telecom (bbox.fr) | imap.bbox.fr 993 | pop.bbox.fr 995 | smtp.bbox.fr 465 | l’adresse |
| La Poste (laposte.net) | imap.laposte.net 993 | pop.laposte.net 995 | smtp.laposte.net 465 | l’adresse |
| Gmail | imap.gmail.com 993 | pop.gmail.com 995 | smtp.gmail.com 465 | l’adresse, mot de passe d’application |
| Yahoo Mail | imap.mail.yahoo.com 993 | pop.mail.yahoo.com 995 | smtp.mail.yahoo.com 465 | l’adresse, mot de passe d’application |
| iCloud Mail | imap.mail.me.com 993 | — | smtp.mail.me.com 587, STARTTLS | l’adresse, mot de passe d’application |
| OVHcloud (hébergement) | ssl0.ovh.net 993 | ssl0.ovh.net 995 | ssl0.ovh.net 465 | l’adresse |
| Infomaniak | mail.infomaniak.com 993 | mail.infomaniak.com 995 | mail.infomaniak.com 465 | l’adresse |
| Gandi | mail.gandi.net 993 | mail.gandi.net 995 | mail.gandi.net 465 | l’adresse |
Les ports STARTTLS, quand un fournisseur les préfère : 143 pour IMAP, 110 pour
POP3, 587 pour SMTP. Chez Gmail, IMAP doit être activé dans les paramètres de la
messagerie, et la validation en deux étapes en place avant d’engendrer le mot de
passe d’application. Outlook.com, Hotmail et Live n’acceptent
plus qu’une authentification « moderne » (OAuth), que Meneaufile ne parle pas : le
mot de passe seul y est refusé. Meneaufile s’authentifie par mot de passe —
AUTHENTICATE PLAIN ou LOGIN —, toujours sous
chiffrement.
Lire
Un message s’ouvre avec F3 comme un fichier. Les pièces jointes sont des lignes : on les copie vers un panneau comme le reste. Les colonnes disent l’état — non lu, répondu, marqué, brouillon, pièce jointe —, et « Marquer comme lu » ou « non lu » le change.
Le message se lit sur du papier blanc, quel que soit le
thème — sombre comme clair : un thème clair tire sa surface de la teinte
choisie, et le courrier se serait lu sur du rose ou du bleu pâle. Un message en
texte seul garde sa chasse fixe, comme dans un webmail, et se replie :
les lignes longues tiennent dans la boîte au lieu de sortir par la droite, et
les retours à la ligne de l’expéditeur restent les siens. Une adresse
écrite en toutes lettres se clique — http:// ou
https://, et rien d’autre : deviner une adresse à partir d’un point
ferait un lien de chaque nom de fichier cité. Le point qui finit la phrase reste
à la phrase.
Écrire
« Nouveau message… », « Répondre », « Répondre à tous », « Transférer » : destinataires, copie, objet, corps, pièces jointes. Un compte sans serveur d’envoi le dit — il faut en déclarer un pour écrire depuis lui.
Les trois gestes sont dans la boîte de lecture, en haut à droite, et au clic droit d’une ligne. « Répondre » écrit au seul expéditeur, « Répondre à tous » ajoute les autres destinataires. Répondre ferme la lecture et ouvre l’écriture, citation comprise.
Ce qui arrive pendant ce temps
Toutes les cinq minutes, Meneaufile redemande aux serveurs ce qui attend, et le bouton MAIL porte le nombre de messages non lus en pastille. Rien n’est téléchargé : ce sont des comptes qu’on demande, quelques octets par dossier. La corbeille, les indésirables, les brouillons et les envoyés n’y entrent pas.
Le survol dit quelle boîte attend : le total d’abord, celui que la pastille porte, puis une ligne par compte. Avec quatre boîtes, « 12 » ne disait pas laquelle ouvrir. Une seule boîte garde sa ligne unique, et le compte qui n’a pas répondu n’a pas de ligne — zéro dirait « rien ne t’attend », ce qu’on ne sait justement pas de lui.
F5 n’attend pas les cinq minutes. Actualiser dans le courrier redemande au serveur les dossiers du compte, ce qu’ils portent de non lus et leur total : la pastille, les nombres des dossiers et la liste s’accordent aussitôt. Sans cela ils étaient retenus une fois pour toutes, et seul le relève suivant les remettait d’aplomb — on actualisait devant sa boîte, et rien ne bougeait.
Le coffre fermé, le guetteur se tait : les mots de passe des comptes y dorment, et ce n’est pas à un minuteur de réveiller cette porte.
Les colonnes d’un dossier
Objet, expéditeur, Date, taille, état, identifiant. La Date est celle que l’expéditeur annonce : c’est elle que tous les clients montrent, et le tri s’y fait chez le serveur.
Deux colonnes de plus se demandent dans le menu des colonnes, masquées d’origine parce que sept colonnes tiennent déjà mal dans un panneau :
- Reçu le : quand le serveur l’a reçu. Les deux dates diffèrent d’une seconde d’ordinaire, de trois jours quand un relais a traîné, et de vingt ans quand l’horloge d’en face est déréglée.
- Lu le : quand vous l’avez lu. Le protocole ne le
dit pas — il sait qu’un message est lu, jamais quand —, c’est donc Meneaufile qui
la pose, à l’instant où il pose le drapeau. Un message lu ailleurs, au webmail
ou sur le téléphone, arrive donc lu et sans date : c’est plus honnête qu’une
date inventée. Elle se range à côté des messages, dans
lu.json: sur une clé USB, elle voyage avec eux.
Retrouver le mot de passe d’un compte
La liste des comptes ne rend jamais un mot de passe. Pour le relire — reconfigurer un téléphone, une autre application —, on copie le compte dans la liste NET : F6 vers une vue posée dessus, ou le glisser. La fiche porte le nom du compte, l’identifiant, l’adresse du serveur de lecture, le serveur d’envoi en commentaire, et le mot de passe.
Dans le dossier de classement ouvert en face, et non à la racine de la liste : c’est là qu’on la cherche ensuite. Déplacer ne se fait pas — il faudrait retirer le compte de sa liste pour le poser au coffre, alors que ce qu’on y range est un double du mot de passe ; Ctrl+F6 le dit au lieu de copier en silence.
Ce qui reste chez le serveur
Retirer un compte le retire de la liste, son mot de passe avec. La boîte, elle, reste intacte chez le serveur.
Manuel de Meneaufile, en français.